Son riche et son pauvre
Un son est riche quand il comporte beaucoup d’harmoniques, à l’inverse un son pauvre, n’aura pas beaucoup d’harmoniques ; un son pur est un son complètement dépourvu d’harmoniques (ex. : le diapason).
On distingue deux catégories de son.
- Un son simple / pur ne possède qu’une seule fréquence et ne varie pas au cours du temps. Ex. : le son émit par un diapason.
- Un son musical est celui qui correspond à une note de musique que l’on appelle son complexe. Complexe, car à la fréquence initiale viennent s’ajouter d’autres fréquences multiples avec des amplitudes différentes créant le timbre d’un instrument.

Les harmoniques
Chaque note de musique « vibre » à une fréquence précise. Le tableau suivant montre la relation qui existe entre la valeur d’une note et sa fréquence. Une octave regroupe les notes allant de Do à Si. Passer à une octave supérieure revient à multiplier par deux les fréquences des notes. En Hz.

L’enveloppe sonore
Pour terminer la définition du son et du timbre des instruments : l’enveloppe sonore.Chaque note émise possède 4 caractéristiques qui forment son enveloppe sonore :
- L’attaque
- Le déclin
- Le maintien
- L’extinction
Chacun de ces éléments est propre à l’instrument et le musicien module ces paramètres dans sa manière de jouer, des partitions, de l’émotion qu’il souhaite apporter. Chacune de ces phases sera donc plus ou moins longue / prononcée, mais leur respect dans la reproduction sonore est primordial pour la cohérence.
Un son peut être composé d’une attaque très franche, suivi d’un maintien long et d’une extinction rapide. La courbe obtenue serait un U inversé. Cet exemple illustre parfaitement les problèmes rencontrés lors de l’enregistrement et de la reproduction sonore ou la première et la dernière phase imposent des éléments de très bonne qualité pour s’approcher du son réel.
Pour exemple, un haut-parleur qui lors de l’extinction prendrait plus de temps que nécessaire à revenir à sa position provoquerait un traînage important. Compte tenu des lois physiques, il est quasi impossible d’arriver à un résultat 100% satisfaisant.

À noter que les temps d’attaque et d’extinction participent principalement au timbre de l’instrument, retirer une de ces phases et la reconnaissance de l’instrument devient difficile, voire quasi impossible.
Le timbre d’un instrument peut ainsi varier en fonction du lieu du concert, en fonction par exemple de la réverbération importante ou au contraire une place très absorbante.
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.