En finalité le DAC Soulnote D2…
Retour en arrière.
Après presque 30 années passé avec les memes enceintes et deux amplificateurs différents, était venu l’heure du changement, dernier changement pour a nouveau 30ans.
Il faut noter qu’il est toujours compliqué de mettre des mots sur des ressentis car ils s’agit non seulement d’impressions personnelles mais les termes généralement employés peuvent très bien s’appliquer du passage « d’un mange disque » à un système un peu évolué (pour caricaturer) donc je préfères parler de recherches de rendus sonores que d’employer les mots génériques que l’on trouve dans les compte rendus d’écoute.

Trouver des remplaçantes aux Apertura Atlante n’était pas chose facile tant ces enceintes sont excellentes et offres une musicalité très bonne. En quête d’une nouvelle paire il m’aura fallu presque deux années pour trouver celle qui prendra place. J’ai écouté (toujours hors sol malheureusement) une bonne vingtaine de paires d’enceintes allant de petites bibliothèques à des colonnes, pour un budget de 4 à 24000€ !!
Au final, le choix s’est porté sur des Harbeths M40.3XD, qui, malgré une écoute pas des plus réussis, m’ont laissé entrevoir un potentiel très grand pour peu que l’on s’occupe correctement de les alimenter et de les placer. J’ai fabriqué les pieds pour que les tweeters soient à hauteur des oreilles. Le fauteuil utilisé pour l’écoute étant un peu plus bas que la normal cela m’a permis d’avoir des pieds design, à la bonne hauteur et se mariant parfaitement avec mon mobilier.

Les Harbeths installées, la quête continuait pour trouver un remplaçant plus « musclé » à l’ampli Canor à tubes.
Après 30 années de tubes, me vient l’envie d’essayer autre chose, mixte ? Tout électronique. Par une heureuse coïncidence et occasion j’avais in situ l’amplificateur Grandinote Supremo en test.
Que dire de cet integré qui n’a pas été écris, relaté. Alors oui, un punch d’enfer, une vivacité à toutes épreuves, une musicalité étonnante de douceur, de puissance, enfin tout pour reproduire ce que le dac lui envoie.

Certes, il faut absolument remettre ces propos dans le contexte, c’est à dire une pièce de 30m2, écoute relativement proche à 2m80, traitement acoustique en cours, des enceintes avec un rendement relativement bas, l’ensemble de l’ampli fournissant 2x37W sur le papier (certains prétendent qu’en fait on serait plutôt à 2x50W?) donc malgré toutes ses qualités, il ne pourra pas convenir à toutes les configurations, pour ici c’est parfait.
De plus, écoutant à des niveaux sonores raisonnables, je ne ressens aucune limitation. Au final, cette belle occasion me permettant d’acquérir cet ampli dans de bonnes conditions financières et de résultat musical, le Supremo est donc resté sur le meuble. Cet intégré offre le luxe de diriger à merveille ces enceintes Harbeth au point que leur présence n’est plus, il ne reste que la musique.
Autres éléments à changer est le convertisseur, ici l’Audiomat Maestro 3
Celui-ci étant alimenté par le flux numérique sortant d’un Innuos zenith mk3. Ce serveur/streamer bénéfices d’une belle fabrication et vient avec une application « sense » qui est tres aboutie, cela permet de jongler entre ce service et Roon par exemple.

Le maestro 3, malgré ses coquetteries dans les aigus, offre une très belle transparence et un rendu musical très sympath. Le passage au Maestro4, a gommé ces coquetteries mais on se retrouve avec un rendu musical très polissé, qui peut donner une sensation de bien être sonore, mais, en fonction du type de rendu sonore recherché, ne laisse pas la musique s’exprimer comme elle le devrait.
Pourquoi ces remarques ?
Il faut peu pour prendre plaisir à écouter de la musique. Quand on se donne les moyens d’investir dans une configuration qui demande du travail, du temps et de l’argent, c’est, pour ma part, pour obtenir une reproduction qui me permet de plus m’immerger, de plus ressentir le timbre des instruments, d’apprécier mieux les silences et donc la musique qui les interrompt, d’avoir la puissance et la capacité à passer la dynamique nécessaire voulues pas les compositeurs et musiciens, et au final obtenir un rendu global qui permet de se projeter dans un univers réel de concert tel que l’on peut s’en souvenir ou du moins retrouver les mêmes types de sensation et de plaisir.
Le M3 s’approchait de ce but, le M4 s’en éloignait : affaire de goût personnel et de recherche, mais l’investissement n’était pas à la hauteur de mes attentes. Choisir un matériel hors sol est donc toujours compliqué et ne permet pas de se faire une juste idée, ce qui peut sembler difficile voir impossible parfois. Il faut donc entreprendre des négociations et discussions pour trouver le matériel qui remplacera avantageusement celui-ci.
Le Soulnote D2, semblait sur le papier répondre à mes attentes. L’attente est récompensée et même après quelques minutes de fonctionnement cet appareil donne la musique telle qu’elle est, enfin telle que je l’attends.
Alors qu’est ce que cela peut bien signifier ?
Dans la première partie de la définition de la reproduction musicale a été abordé le timbre des instruments, la manière dont le son naît et s’éteint, les problématiques des fréquences, la dynamique au sens large, en fait tout ce qui compose le son musical.
Comme déjà évoqué, s’il est vrai que prendre du plaisir à l’écoute nécessite peu, l’envie d’immersion pousse, si l’on est passionné, à plus de réalisme.
Ici, le D2 apporte le complément nécessaire à ce réalisme. Il laisse la musique venir sans restriction, sans coloration, sans ajouter ou retrancher quoi que ce soit.

Il ne s’agit pas de se pâmer devant un petit détail inconnu auparavant, mais bien d’entendre ce qui pourrait être enregistré (même si on s’en fait qu’une idée) et l’intention d’un travail global de production artistique et sonore.
Ainsi, la musique devient réelle, une sacrée transparence laisse place à la musique, le message est naturel, absolument pas brouillé, la dynamique est retransmise sans défaut, la musique est la, le plaisir est décuplé, l’émotion réellement très intense, tellement que ce réalisme est fort, doux puissant.
Ce nouveau système, installé dans une pièce à vivre recevant bénéficiant d’un peu de traitement acoustique (compromis entre utilité et design), devient addictif, chaque musique écoutée apporte une nouvelle satisfaction, le D2 achève donc ce renouveau. 30 années passées avec quasi le même système, 4 années pour prendre le temps de s’en constituer un nouveau et espérons encore 30 nouvelles années d’écoute formidable.
Un mot sur les accessoires. Je n’ai jamais été « accessoires » c’est à dire tous les ustensiles annexes sensée améliorer le rendu sonore. Peut être n’y suis je pas sensible, ainsi cela évite que je me pose trop de questions sur un dernier accessoire qui pourrait améliorer le rendu musical et ainsi écoute en paix.
Concernant les câbles, je suis un peu le même raisonnement. J’ai acquis des câbles peu cher mais utilisant des bonnes connexions, ce qui me semble primordial.
Comparer avec d’autres valant jusqu’à 10 fois le prix, les différences entendues mais difficilement pour moi qualifiables ont toujours fait que ma préférence d’investissements allait dans l’achat d’appareils que dans les accessoires.
À titre d’exemple, les câbles secteurs valent entre 100 et 150€ l’unité, le câble usb 70€, le câble ethernet de 1m 70€, les deux câbles HP de 2m20 180€.
Les câbles secteurs ont plus été un test qu’autre chose, les suivants je les ai montés moi même pour 1/4 du prix, tout comme les câbles HP qui sont à base de câble VDH et fiche Athom.
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